Calamité "politique" !

Publié le par Nathalie Renard

Calamité politique, c'est plutôt ainsi que je qualifierai ce "désastreux orage" de vendredi soir dernier (27 avril).

C'est toujours dramatique de voir ses efforts, ses investissements, son travail saccagés, broyés, lessivés par les "Elements", dont la violence n'est pas toujours prévisibles.

Mais n'est-ce pas aussi la conséquence de la politique d'aménagement de l'espace rural que ces coulées de boues, que ces semis qui vont droit ou presque droit à la rivière puis à la mer, emmenant par le même coup, en quelques instants, des quantités de produits phytosanitaires qui n'auraient pas dû atteindre (au moins aussi rapidement) les cours d'eau ?

Le remembrement, les cultures telles que celles du maïs, les engins agricoles, la taille des champs pris en compte pour la Pac, ne sont-ils pas responsablent en grande partie, de la destruction des talus ? Ces talus qui retiennent l'eau et la boue n'existent quasiment plus dans les zones ravagées par l'orage, seuls restent ceux (et encore pas partout) qui bordent les routes...

Oui c'est vrai qu'il est plus difficile de cultiver sur de petites parcelles avec de gros engins, oui c'est vrai que cela revient certainement beaucoup plus cher à entretenir, mais la "lessive" des terres se serait-elle étendue à ce point si les parcelles avaient gardées cette allure d'agriculture bocagère ?

Aujourd'hui, plus de trente ans après la politique de remembrement on mesure déjà les conséquences désastreuses des milliers de kilomètres de talus arrasés pour la "cause" :

* érosion des terres arables

* circulation de l'eau perturbée

* prolifération des marées vertes

* faunes et flores menacées...

Certes, il y  aura toujours des phénomènes imprévisibles mais l'étendus des dégâts d'un orage, plus violent qu'un autre peut-être, n'aurait-elle pas été moindre si les talus avaient été restaurés et ceux encore existants, il y a quelques mois, respectés ?

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Publié dans bzh-expression

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S
Et oui, et pourtant, bon  nombre d\\\'agriculteurs continuent  en supprimant systématiquement les talus ou en labourant dans le sens de la pente.... Enfin grâce à eux on dispose maintenant d\\\'une eau bien polluée et de belles plages pleines d\\\'algues, c\\\'est bien un peu de verdure sur la plage.Et le plus drôle c\\\'est quand ces agriculteurs finissent  sur le journal pour leur "usine" de traitement du lisier ou pour leurs efforts écologiques. Il suffit pourtant de se promener sur quelques chemins et vous pourrez constater que derrière ces fermes "modèles" se cachent, à pleyben comme aux environs,  des tas d\\\'ordures en tout genre  allant de carcasses de voitures aux animaux crevés en passant par les sacs d\\\'engrais vide (ou presque) ou encore de vieux médicaments... Il est là le rôle du "garde champêtre" mais lui on sait pas où il est...
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N
Le sens de la pente,  c'est tout à fait juste... mais les chevaux mécaniques ne sont plus ménagés comme les bons postiers bretons, en plus, le chemin est plus court, c'est plus vite fait de descendre et monter...<br /> Mais mon propos n'était pas de dénigrer le travail des agriculteurs, mais la perte général de bon sens...  des uns et des autres.<br /> Mais il est bon de rappeler que le bon sens "envolé" a laissé la boue dévaler les pentes s'engouffrant quand elle le pouvait dans les lieux d'habitation...