Kalif à la place du Kalif

Publié le par Nathalie Renard

Au conseil municipal de Pleyben le 21 mars 2006
Budget primitif

Qui, ce soir, voulait être Kalif à la place du Kalif ? Peut-être notre Maire qui semble regretter amèrement son poste de Préfet, vous vous rendez compte : 40 ans au service de l’Etat !!!

Ce soir Madame le Maire n’était pas le représentant de l’Etat dans la commune, mais la présidente de l’assemblée délibérante, et un membre de l’exécutif de cette assemblée. Aussi, est-il normal que la démocratie s’exerce par les débats qui doivent se tenir lors des assemblées.

Il ne faut pas oublier que ce ne sont pas les commissions qui décident, mais le Conseil. Certes les commissions sont là pour préparer les conseils, informer les autres conseillers, car tous les conseillers ne sont pas membres de toutes les commissions.

Aussi, outre les joutes orales, très instructives malgré tout, le débat ce soir faisait  apparaître clairement que le dossier de la salle de rencontres des loisirs et de la culture n’avait pas été modifié d’un iota, que les subventions attendues n’étaient pas au rendez-vous, que l’Etat, en octobre 2005 n’avait pas émis l’avis favorable tant attendu de l’Etat.

Malgré l’engagement pris par le Maire et le conseil municipal, en novembre 2005, de ne pas reconduire le projet si les subventions n’avaient pas été accordées, Madame le Maire a, à nouveau, inscrit au budget primitif 2006 la salle de rencontres, des loisirs et de la culture.

Par ailleurs, la lecture d’un paragraphe supplémentaire de la « fameuse lettre de M. le Préfet » a apporté ce soir l’éclairage officiel de l’Etat : le projet, dans un cadre supra communal, pourra être subventionné or le projet, ce soir, restait bel et bien communal.

En fait, j’ai l’impression, que Madame le Maire, pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouve son projet, tente d’obliger la communauté de commune de la région de Pleyben (CCRP) a prendre en charge ce dossier, sous couvert de la loi de 2004. Même si elle répète que la CCRP refuse le dossier.

Ainsi, si la promesse faite aux électeurs en 2001 n’est pas tenue, soyez certains que Madame le Maire saura dire qu’elle a tout fait pour qu’un équipement structurant à vocation intercommunal, voire départemental, voit le jour à Pleyben, et, que de façon incompréhensible, stupéfiante même, la CCRP a tout fait pour que les Pleybennois soient spoliés d’une structure dont ils ont besoin.

Ce qui m’étonne le plus finalement, ce ne sont pas les positions de Madame le Maire, elles ont le mérite d’être claires : ses objectifs sont inscrits dans la profession de foi et rien ne pourra l’en faire changer, même si les conditions ne sont pas réunies pour les atteindre, non, ce qui m’étonne le plus c’est le silence de la majorité des élus, de leur silence sur ce dossier en particulier. Il me semble parfois qu’ils sont sourds, aveugles et muets. Mais ont-ils envie d’entendre ? Ont-ils envie de voir ? Comment le savoir puisqu’en plus ils sont muets. Ils sont tellement sourds et tellement muets qu’ils n’ont même pas pris part au vote du budget primitif. En effet, Madame le Maire après avoir demandé qui est contre et obtenu ainsi 5 voix, est passé directement au point suivant de l’ordre du jour sans demander qui s’abstient et qui est pour.

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Publié dans Informations locales

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